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Cellules souches au Japon : risques et effets indésirables possibles

7 min de lecture

Bonjour, je suis le Dr Hidenori Shimada de la clinique Grand Green Osaka Umekita Clinic à Osaka, au Japon.

Lorsqu’on envisage une thérapie par cellules souches dérivées du tissu adipeux, la première question est souvent celle de l’efficacité. La deuxième, tout aussi légitime, concerne les risques : que peut-il se passer, et à quoi faut-il être attentif avant, pendant et après le traitement ? Cet article propose une vue d’ensemble prudente pour les lecteurs francophones qui se renseignent sur cette option à Osaka, au Japon.

Cet article ne remplace pas une consultation. Les informations ci-dessous sont générales et ne constituent ni un avis médical personnalisé ni une promesse de résultat.

En bref : un traitement non remboursé, encadré, dont les risques se discutent en consultation

Chez Grand Green Osaka Umekita Clinic, cette thérapie de médecine régénérative consiste à prélever une petite quantité de votre propre tissu adipeux, à mettre en culture les cellules souches mésenchymateuses qu’il contient dans un établissement spécialisé, puis à les réinjecter par perfusion intraveineuse. Comme tout acte médical, elle comporte des risques potentiels, qui varient selon l’état de santé de chaque personne.

Il s’agit d’un traitement en médecine libre, donc non pris en charge par l’assurance maladie japonaise. Au Japon, il est proposé dans le cadre de la loi sur la sécurité des soins de médecine régénérative, qui impose notamment un plan de traitement déclaré aux autorités. Les risques, les effets indésirables possibles, les indications et le coût doivent être confirmés lors d’une consultation avec un médecin.

Les trois étapes où des risques peuvent apparaître

Pour s’y retrouver, il est utile de distinguer trois moments du parcours, chacun avec ses points de vigilance propres.

  • Le prélèvement de tissu adipeux : il se fait par une petite incision sous anesthésie locale. Comme pour toute intervention de ce type, des ecchymoses, un gonflement, une gêne locale, un saignement ou, plus rarement, une infection peuvent survenir.
  • La culture des cellules : elle est réalisée dans un établissement spécialisé. Le risque principal à ce stade concerne la qualité et la sécurité du produit cellulaire, d’où l’importance des contrôles de qualité et de la traçabilité.
  • La perfusion intraveineuse : elle peut s’accompagner de réactions de l’organisme, par exemple une sensation de fièvre passagère, des frissons ou une fatigue, ainsi que des réactions liées à la pose de la perfusion.

Cette liste n’est pas exhaustive. Votre médecin vous expliquera les événements possibles en fonction de votre dossier, et vous pourrez lui poser toutes vos questions avant de prendre une décision.

Pourquoi l’utilisation de vos propres cellules change la nature des risques

Dans ce traitement, les cellules proviennent de vous-même ; on parle de cellules autologues. Cette approche limite en principe certains risques liés à l’incompatibilité entre donneur et receveur, qui concernent davantage les greffes de cellules provenant d’une autre personne. Pour autant, cela ne signifie pas que le traitement soit sans danger : on ne peut pas parler d’absence de risque.

La littérature scientifique publiée, notamment sur PubMed, rapporte en général que les perfusions de cellules souches mésenchymateuses sont bien tolérées dans les études disponibles, avec surtout des effets mineurs et transitoires. Ces études portent toutefois sur des populations, des protocoles et des maladies très différents. Leurs conclusions ne peuvent pas être appliquées telles quelles à chaque patient, et la recherche se poursuit dans le monde entier.

Les situations qui demandent une attention particulière

Certaines situations nécessitent une évaluation médicale approfondie avant d’envisager ce type de traitement. Il s’agit par exemple d’antécédents de cancer ou de maladie évolutive, de troubles de la coagulation ou de traitements anticoagulants, d’infections en cours, de maladies auto-immunes, de grossesse ou d’allaitement, ainsi que d’allergies connues aux produits utilisés pour l’anesthésie locale.

C’est le médecin qui détermine, après examen, si la thérapie peut être discutée dans votre cas. Dans certaines situations, elle peut ne pas être adaptée. Cette thérapie ne remplace pas les traitements standards et ne doit pas conduire à interrompre un suivi ou un traitement en cours sans l’avis de votre médecin traitant.

Les questions à poser avant de vous décider

Une consultation bien préparée permet de comprendre les risques de façon concrète. Voici quelques questions utiles à noter avant votre rendez-vous :

  • Quels sont les effets indésirables observés avec ce protocole, et à quelle fréquence sont-ils rapportés ?
  • Comment la qualité et la sécurité des cellules cultivées sont-elles contrôlées ?
  • Que se passe-t-il en cas de réaction après la perfusion, et qui puis-je contacter ?
  • Mon état de santé et mes traitements actuels sont-ils compatibles avec cette approche ?
  • Quels sont les coûts, le nombre de séances prévu et les alternatives possibles ?

N’hésitez pas à apporter vos comptes rendus médicaux et la liste de vos médicaments. Cela aide le médecin à évaluer votre situation de manière plus précise.

Rentrer chez soi après le traitement : le suivi pour les patients étrangers

Pour les patients venant de l’étranger, la question du suivi est essentielle. Il est important de savoir à l’avance comment signaler un symptôme inhabituel après votre retour, et de partager les informations sur le traitement reçu avec votre médecin habituel dans votre pays. Prévoyez aussi une marge dans votre calendrier de voyage afin de ne pas repartir trop tôt si une surveillance est recommandée.

Grand Green Osaka Umekita Clinic, situé à Osaka, près de la gare d’Umeda, propose une page d’information destinée aux patients internationaux, avec des contenus en plusieurs langues. Vous pouvez la consulter pour préparer votre venue, puis poser vos questions lors de votre première consultation.

Conclusion

Une thérapie par cellules souches dérivées du tissu adipeux vise des bénéfices potentiels, mais comporte aussi des risques qu’il convient de connaître et de discuter ouvertement. Aucun résultat ne peut être garanti, et la décision doit reposer sur un examen médical individuel. Avant de vous engager, consultez les pages consacrées au déroulement, aux tarifs et à la FAQ du traitement, puis prenez le temps d’échanger avec un médecin.

Références

Médecin superviseur

Hidenori Shimada

Directeur, Corporation médicale Shimada Clinic
Responsable de la pratique clinique, Grand Green Osaka Umekita Clinic

Hidenori Shimada

Diplômé de la faculté de médecine de l’université de Tokushima en 2005. Après son internat, il a obtenu la certification médicale américaine (ECFMG) et a suivi une formation en tant que sous-interne en chirurgie générale à l’université de Washington. Après avoir terminé son programme de doctorat à l’école supérieure de médecine de l’université de Kyoto et travaillé comme chercheur au Centre de recherche et d’application des cellules iPS (CiRA) de l’université de Kyoto, il a fondé la clinique Shimada en 2013. À la clinique Grand Green Osaka Umekita Clinic (https://umekitaclinic.org), il s’occupe d’un large éventail de soins, de la médecine interne et de la pédiatrie à la thérapie cellulaire et à la médecine esthétique.

* La supervision médicale de cet article ne porte que sur son contenu académique et ne constitue pas une recommandation pour un traitement ou un produit spécifique.

Grand Green Osaka South Building, Gate Tower 5F 5-54 Ofuka-cho, Kita-ku, Osaka 530-0011, Japan

TEL: 06-7653-8493 FAX: 06-7635-8052

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