Bonjour, je suis le Dr Hidenori Shimada de la clinique Grand Green Osaka Umekita Clinic à Osaka, au Japon.
Lorsque l’on envisage une thérapie par cellules souches adipeuses au Japon, une question revient presque toujours : quels sont les risques, et comment les évalue-t-on avant de décider ? Cet article propose des repères pour préparer cette discussion avec un médecin. Il ne remplace pas une consultation et ne promet aucun résultat.
Le traitement présenté par Grand Green Osaka Umekita Clinic, à Osaka (quartier d’Umeda), repose sur des cellules souches mésenchymateuses prélevées dans votre propre tissu adipeux, mises en culture dans un établissement spécialisé, puis réinjectées par perfusion intraveineuse. Comme toute intervention médicale, il comporte des incertitudes qu’il est légitime de passer en revue avant de s’engager.
Pourquoi parler des risques avant de parler des attentes
Dans un contexte de voyage médical, l’attention se concentre souvent sur les bénéfices espérés. Or une décision éclairée suppose de regarder d’abord ce qui peut mal se passer, ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore. La recherche sur les cellules souches mésenchymateuses progresse dans de nombreux pays, mais les données varient selon les maladies, les doses, les voies d’administration et les protocoles de culture.
Il est donc prudent de considérer les informations générales, y compris celles d’un site de clinique, comme un point de départ. Seul un médecin qui connaît votre dossier peut dire si ce type de traitement est envisageable dans votre situation, et quelles précautions s’appliquent.
Les trois étapes où des événements indésirables peuvent survenir
Le parcours comprend plusieurs temps distincts, et chacun a ses propres points de vigilance. Il est utile de les distinguer plutôt que de parler d’un risque unique.
- Le prélèvement de tissu adipeux : réalisé par une petite incision sous anesthésie locale, il peut entraîner une gêne, un hématome ou, plus rarement, une infection au niveau du site.
- La culture des cellules : elle se déroule dans un établissement spécialisé, où la qualité, la stérilité et la traçabilité des cellules doivent pouvoir être expliquées.
- La perfusion intraveineuse : des effets comme une fièvre passagère, des frissons ou des réactions allergiques ont été décrits lors de perfusions en général ; une surveillance est donc importante.
Cette liste n’est pas exhaustive. Les événements réellement possibles dépendent de votre état de santé, de vos traitements en cours et de vos antécédents, ce qui justifie un examen médical préalable.
Ce que dit la littérature scientifique, et ses limites
Les publications disponibles, que l’on peut consulter par exemple sur PubMed, décrivent en général un profil de tolérance acceptable dans des essais de taille limitée. Toutefois, ces études portent sur des populations précises, avec un suivi parfois court, et leurs conclusions ne peuvent pas être étendues sans précaution à toutes les personnes ni à toutes les indications.
Il convient aussi de rester attentif à la différence entre une étude de laboratoire, un essai clinique et une pratique de soins courants. Une même expression, comme « cellules souches », peut recouvrir des produits et des méthodes très différents. N’hésitez pas à demander au médecin quelles sources il utilise et comment il les interprète pour votre cas.
Le cadre japonais et la place du consentement éclairé
Au Japon, la thérapie par cellules souches proposée en médecine libre relève de la loi sur la sécurité de la médecine régénérative (Act on the Safety of Regenerative Medicine). Cette loi prévoit notamment un plan de traitement examiné par un comité et déposé auprès des autorités, ainsi qu’une obligation d’information du patient. Il s’agit d’un cadre réglementaire, et non d’une garantie de résultat.
Ce traitement est un acte de médecine libre : il n’est pas pris en charge par l’assurance maladie japonaise. Le coût, le nombre de perfusions, la durée du parcours, les risques et les effets indésirables possibles doivent être expliqués lors de la consultation, avant toute décision. Vous pouvez demander ces informations par écrit et prendre le temps de la réflexion.
Les patients étrangers peuvent consulter les pages d’information en plusieurs langues de la clinique, dont une version en français, pour préparer leurs questions en amont. Ces pages restent générales : elles ne remplacent pas l’échange avec le médecin.
Questions à poser lors de votre consultation
Pour que la discussion soit productive, il peut être utile d’arriver avec une liste de questions écrites. En voici quelques-unes, à adapter à votre situation.
- Quels événements indésirables ont été observés avec ce protocole, et comment sont-ils pris en charge ?
- Quelle surveillance est prévue pendant et après la perfusion, et qui puis-je contacter une fois rentré chez moi ?
- Mes antécédents ou mes traitements actuels modifient-ils les précautions à prendre ?
- Comment la qualité et la traçabilité de mes cellules sont-elles contrôlées ?
- Quelle place ce traitement peut-il avoir par rapport aux soins habituels que je reçois déjà dans mon pays ?
- Quels sont les coûts, le calendrier et les conditions de suivi à distance ?
Cette dernière question est essentielle pour les personnes vivant à l’étranger : le suivi après le retour doit être pensé avant le départ, en lien avec votre médecin habituel, que ce traitement ne remplace pas.
En résumé
Évaluer les risques d’une thérapie par cellules souches adipeuses consiste à regarder chaque étape du parcours, à s’appuyer sur des sources scientifiques publiques avec esprit critique, et à comprendre le cadre légal japonais sans le confondre avec une promesse de bénéfice. Les données restent limitées et l’effet individuel ne peut être prédit.
Si vous souhaitez approfondir, une consultation avec un médecin de Grand Green Osaka Umekita Clinic permet de faire le point sur votre situation, d’examiner si ce traitement est envisageable, et de recevoir des informations détaillées sur les coûts, les risques et les effets indésirables possibles. Prenez le temps de comparer et de poser toutes vos questions avant de décider.
- 1ConsultationÉvaluation médicale
- 2PrélèvementTissu adipeux
- 3CultureQualité et traçabilité
- 4PerfusionSurveillance
- 5SuiviAprès le retour
Ce schéma est une illustration conceptuelle qui reprend le contenu de l'article
Références
- PubMed: Safety and efficacy of umbilical cord tissue-derived mesenchymal stem cells in the treatment of patients with aging frailty: a phase I/II randomized, double-blind, placebo-controlled study. (2024)
- PubMed: Efficacy and safety of umbilical cord-derived mesenchymal stem cells in Chinese adults with type 2 diabetes: a single-center, double-blinded, randomized, placebo-controlled phase II trial. (2022)
- PubMed: Safety and Efficacy of the Intravenous Infusion of Umbilical Cord Mesenchymal Stem Cells in Patients With Heart Failure: A Phase 1/2 Randomized Controlled Trial (RIMECARD Trial [Randomized Clinical Trial of Intravenous Infusion Umbilical Cord Mesenchymal Stem Cells on Cardiopathy]). (2017)
- PubMed: Safety and Preliminary Efficacy of Mesenchymal Stromal Cell (ORBCEL-M) Therapy in Diabetic Kidney Disease: A Randomized Clinical Trial (NEPHSTROM). (2023)
- PubMed: Glycocalyx-edited mesenchymal stem/stromal cell therapy in advanced osteoporosis. (2026)
- PMC: A prospective single-arm study on the effects of repeated intravenous infusions of canine adipose-derived mesenchymal stromal cells in dogs with chronic inflammatory enteropathy. (2025)
- PMC: Evaluation of Multiple Intravenous Infusions of Autologous Adipose-Derived Mesenchymal Stem Cells in Parkinson's Disease: A Randomized, Double-Blind Clinical Trial. (2026)
- PMC: Safety of multiple intravenous infusions of adipose-derived mesenchymal stem cells for hospitalized cases of COVID-19: a randomized controlled trial. (2023)
- MHLW (Japon): Médecine régénérative — Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Japon
Médecin superviseur
Directeur, Corporation médicale Shimada Clinic
Responsable de la pratique clinique, Grand Green Osaka Umekita Clinic
Hidenori Shimada
Diplômé de la faculté de médecine de l’université de Tokushima en 2005. Après son internat, il a obtenu la certification médicale américaine (ECFMG) et a suivi une formation en tant que sous-interne en chirurgie générale à l’université de Washington. Après avoir terminé son programme de doctorat à l’école supérieure de médecine de l’université de Kyoto et travaillé comme chercheur au Centre de recherche et d’application des cellules iPS (CiRA) de l’université de Kyoto, il a fondé la clinique Shimada en 2013. À la clinique Grand Green Osaka Umekita Clinic (https://umekitaclinic.org), il s’occupe d’un large éventail de soins, de la médecine interne et de la pédiatrie à la thérapie cellulaire et à la médecine esthétique.
* La supervision médicale de cet article ne porte que sur son contenu académique et ne constitue pas une recommandation pour un traitement ou un produit spécifique.